Scissors Sisters, Cecilia Bartoli, Agnes Obel, Noah Creshevsky, Baths...
Philharmonics / Agnes Obel – 2 OBE :
Chansons très folk avec une orchestration minimaliste qui emprunte parfois au classique. D’une beauté singulière, l’album se distingue par le charme des mélodies, la pureté et la sensualité de la voix. L’ensemble des morceaux est porté par le jeu de piano d’une délicatesse parfaitement maitrisée…
La grâce naturelle n’a point besoin d’artifices : le dépouillement est sa plus belle parure !
ALBUM COUP DE COEUR
Cerulean / Baths – 290 BAT :
Cerulean de Baths crée un grand et agréable étonnement. Un cocktail redoutable aux ingrédients multiples, à la fois abstrait et mélodieux : chant mêlé dans les chœurs, piano larmoyant et mélancolique, beat hip-hop syncopé, voix plus ou moins présente pour des morceaux parfois plus électroniques...
Maud et Catherine
Good Things / Aloe Blacc – 180 BLA :
Ancien rappeur reconverti en soulman multifonctions qui fait mouche presqu’à chaque coup ! Ces 13 chansons composent d’emblée un beau et puissant répertoire de variété qui utilise l’histoire de la musique noire américaine pour l’assaisonner au goût du jour. Voilà qui est groovy et bien envoyé ! Encourageant pour la suite !
Christian, Cyril et Richard
Poetry For The Poisoned / Kamelot – 2 KAM :
Rock métal d’une structure musicale stéréotypée laissant peu de place à la créativité et à l’originalité. Cependant efficace dès lors que l’on admet que le cliché est pleinement assumé.
L’ensemble se laissé écouter grâce à quelques envolées métalliques et à la voix soutenue du chanteur.
François et Ralph
Elektra / Koun Koun – 2 KOU :
Rock fusion très électronique et énergique. Une voix passée par des filtres sur tous les morceaux (ça devient agaçant à la longue…) Des samples à droite à gauche, on s’éparpille dans quelques styles, un peu trop sans doute. Ça manque de personnalité.
Bref, sympathique mais rien de passionnant. A écouter une fois.
Benoît
Nightwork / Scissor Sisters – 2 SCI :
On risque d’être vite lassé par ce mélange des genres placé avant tout sous le signe de la danse et du disco. Le disque s’adresse exclusivement aux oiseaux de nuit, qui trouveront de quoi se nourrir dans cette énergique palette, qui ne percute pourtant pas autant qu’on l’attendrait.
Cyril et Richard
The Twilight Of The Gods / Noah Creshevsky – 1 CRE :
Découverte de nouvelles sonorités en partant de sources instrumentales et vocales les plus diverses. L’album tourne le plus souvent à la démonstration d’une technique maîtrisée et précise qui s’avère une prouesse privilégiant le plus souvent l’ornement à la substance. Un excès de figure de style qui peut fasciner mais aussi nous perdre dans le long tunnel sans trouver la lumière, le soleil pour pouvoir sortir…
François et Richard
Zone Tripper / Friction – 2 FRI :
Friction = groupe-phare de la scène punk japonaise des années 80 ! Son rock semble quelque peu dépassé désormais. C’est bien joué mais le rythme est la principale expression (inutile d’attendre le rif génial ou osé). L’intérêt de l’album réside surtout dans l’alternance du morceau original et de sa version remixée électro (sans qu’on ressente toutefois une amélioration ou une transfiguration).
Eric
Sospiri / Cecilia Bartoli – 3 BAR :
Le chant lyrique n’est-il pas plus intense lorsqu’il s’exprime dans la retenue, dans les « soupirs » ? Le répertoire mis en avant ici révèle la voix étrange, atrocement belle de l’interprète, sous un angle presque douloureux. Des sospiri élevés à la hauteur du sublime et de l’extase…
Cyril et Christian
Nihm / Okkyung Lee – 1 LEE :
Suite de pièces alternant entre création sonore abstraite, free jazz et mélodie contemplative au violoncelle. Chacun des styles laissant toutefois apparaître l’influence des 2 autres. Mystérieux et envoûtant, voire étrange, mais aussi assourdissant (sons très aigus) par moments. A savoir apprécier et goûter en tout cas, sans se mettre d’œillères au préalable…
Eric et Christian
Timber Timbre / Timber Timbre – 2 TIM :
Registre folk-bluesy, avec une voix puissante au timbre envoûtant. L'artiste est partout: textes, voix, guitare, corde, synthés... A noter que l’intervention de l’orgue de temps à autre est attendue !
Un disque très agréable mais… qui pourrait parfois manquer de relief.
Ralph et Maud
VERSIONS ETENDUES / EXTENDED VERSIONS
Philharmonics / Agnes Obel – 2 OBE :
Piano délicat, voix pure et sensuelle. Harmonie apaisante.
Catherine
Recueil de comptines pour adultes, à écouter tous les soirs si on veut ! Un piano léger, une voix, de la finesse. Sans doute beaucoup de travail pour réussir à tant nous toucher avec si peu d’effet.
La grâce naturelle n’a point besoin d’artifices : le dépouillement est sa plus belle parure.
Cyril
La voix d’Agnès Obel (dans le prolongement de Kyrie Kristmanson ou Yaël Naïm) qui s’accompagne au piano nous offre une série de chansons sur des mélodies sensibles, douces et harmonieuses.
(Bref, Une voix d’ange de plus dans un univers d’amateurs).
Eric
L’originalité de l’album réside dans la structure des chansons très folk avec une orchestration dépouillée (voix, piano, parfois guitare ou violoncelle) et qui emprunte parfois au classique.
D’une beauté singulière, l’album se distingue par le charme des mélodies, la pureté et la sensualité de la voix, la grâce mélancolique de l’artiste. L’ensemble des morceaux est porté par le jeu de piano d’une délicatesse parfaitement maitrisée qui fait de cet écrin de chansons un bijou qui sort des clichés traditionnels du folksong.
François
Cerulean / Baths – 290 BAT :
A la simple évocation du genre "musique électronique", certains ont pris l'habitude de passer leur tour... Pour cet opus il s'agirait d'une grande erreur. Cerulean de Baths crée un grand et agréable étonnement. Un cocktail redoutable aux ingrédients multiples: chant mêlé dans les chœurs, piano larmoyant et mélancolique, beat hip-hop syncopé, voix plus ou moins présente pour des morceaux parfois plus électroniques...Bref, de quoi faire parler et user les platines !
Maud
A la fois abstrait et mélodieux.
Catherine
Good Things / Aloe Blacc – 180 BLA :
Ces 13 chansons composent d’emblée un beau et puissant répertoire de variété avec des textes prenants et parlants sur fond orchestral recherché type jazzy, soul ou disco. Mais malgré la grande trouvaille mélodique, la musique finit inévitablement par lasser à cause de ses harmonies trop colorées et ses réitérations fugaces de vibrato et de tempo. Mais un CD à savoir bien écouter car ce sont là de « bonnes choses ».
Christian
Soulman multifonctions qui fait mouche presqu’à chaque coup ! Il sait utiliser l’histoire de la musique noire américaine pour l’assaisonner au goût du jour et faire de son album une sorte de compilation taillée pour le succès. Voilà qui est groovy et bien envoyé, on en redemande !
Cyril
Ancien rappeur reconverti à la soul, nous livre ici un deuxième album de bonne facture aux textes qui racontent la vie de tous les jours de ses concitoyens américains. Encourageant pour la suite !
Richard
Poetry For The Poisoned / Kamelot – 2 KAM :
Rock métal d’une structure musicale stéréotypée laissant peu de place à la créativité et à l’originalité. Ce rock reste cependant efficace dès lors que l’on admet que le cliché est pleinement assumé.
L’ensemble se laissé écouter grâce à quelques envolées métalliques et à la voix soutenue du chanteur.
François
Rock entre métal et hard Rock très structuré et bien joué. Rien de très nouveau toutefois ni dans la musique ni dans le visuel (DVD).
Eric
Je me suis dit que ça n’allait pas durer longtemps… mais je l’ai écouté plusieurs fois parce que c’est bien ficelé, intéressant au niveau du rythme et des voix. Plutôt une bonne surprise. Rien de révolutionnaire.
Ralph
Elektra / Koun Koun – 2 KOU :
On part mal avec la pochette… Je me méfie avant l’entrée dans le lecteur CD…
Bon, ça aurait pu être pire. Rock fusion très électronique. Assez énergique. Une voix passée par des filtres sur tous les morceaux, ça va un morceau et devient agaçant à la longue. Des samples à droite à gauche, on s’éparpille dans quelques styles, un peu trop à mon goût. Ça manque de personnalité. Bref, sympathique mais rien de passionnant. A écouter une fois (fait peut-être penser à Asian Dub Foundation, mais je vais un peu trop loin, Spicy Box rencontre No One Is Innocent ?!)
Benoît
Mélange de genres très original, le résultat est agréable.
Ralph
Nightwork / Scissor Sisters – 2 SCI :
Je ne l’ai pas écouté jusqu’au bout (2 essais) tellement j’ai été vite lassé par ce mélange de genres tels que : pop, disco, rock, qui n’apporte aucune originalité. Album à vite oublier.
Richard
« Nightwork », voilà un titre bien choisi ! Le disque s’adresse en effet prioritairement, peut-être même exclusivement, aux oiseaux de nuit qui trouveront de quoi se nourrir dans cette palette disco énergique semblant puiser ses éléments dans les divers styles créés pour danser durant les dernières décennies. Sans pour autant percuter autant qu’on pourrait l’attendre.
Hors du contexte discothèque ou concert de fans, ça tape un peu sur les nerfs.
Cyril
Sympa sans plus. Ambiance très disco.
Catherine
The Twilight Of The Gods / Noah Creshevsky – 1 CRE :
J’ai été vite décontenancé par cet album insolite aux sources instrumentales et vocales les plus diverses. Je me suis perdu dans ce long tunnel sans trouver la lumière, le soleil pour pouvoir en sortir. J’ai trouvé le temps qui défilait interminable.
Richard
Ce disque expérimental permet la découverte de nouvelles sonorités acoustiques et électroniques qui partent de sources instrumentales et vocales les plus diverses. L’artiste démonte les mécanismes sonores en modifiant l’original pour en exalter le panache. Cet excès de figure de style a un certain pouvoir de fascination : l’artiste explore simultanément un peu tous les styles, l’album tourne le plus souvent à la démonstration d’une technique maîtrisée et précise qui s’avère une prouesse privilégiant le plus souvent l’ornement à la substance.
François
Zone Tripper / Friction – 2 FRI :
Hard-rock punk noisy de bonne facture dont le style musical renvoie à des influences anglo-saxonnes et japonaises.
François
Rock dépassé mais bien joué. On ne ressent pas une amélioration ou une transfiguration des morceaux à travers les remixes.
Le son de la guitare électrique peut séduire les nostalgiques, le rythme étant la principale expression (inutile d’attendre le rif génial ou osé).
L’intérêt de l’album est surtout de présenter en alternance, le morceau original et sa version remixée électro sans que cela modifie le résultat final.
Eric
Sospiri / Cecilia Bartoli – 3 BAR :
On ne peut être que littéralement fasciné ou subjugué par la beauté extraordinaire et stupéfiante de cette voix d’or, servie par des musiques magnifiques de grands compositeurs de notre répertoire. Je la connaissais bien déjà pour son interprétation hors pair de castrats italiens du XVIIIème siècle (entre autres Farinelli et Porporino). Mais j’ai été vraiment sidéré et bluffé par le rendu parfait et pur de ces airs d’opéra illustres, de ces sospiri (soupirs des créatures) élevés à la hauteur du sublime et de l’extase.
Christian
Le chant lyrique n’est-il pas plus intense lorsqu’il s’exprime dans la retenue, dans les « soupirs » ? Le répertoire mis en avant ici révèle la voix étrange, atrocement belle de l’interprète, sous un angle presque douloureux. Solennel et souvent baroque ( ?)
Cyril
Nihm / Okkyung Lee – 1 LEE :
J’ai un avis très contrasté sur cette musique à la fois jazzy et atypique où se rencontrent divers sons compilés et instruments classiques (violoncelle, piano, percussions, sonneries, clochettes). J’ai été stupéfait par son côté mystérieux et envoûtant, voire étrange, et en même temps déçu par son tintamarre lancinant, monocorde et assourdissant (sons très aigus) par moments. A savoir apprécier et goûter en tout cas, sans se mettre d’œillères au préalable.
Christian
Suite de pièces alternant entre création sonore abstraite (T1), free jazz (t2) et mélodie contemplative au violoncelle (T9).Chacun des styles laissant toutefois apparaître l’influence des 2 autres.
A découvrir ne serait-ce que pour le morceau n°9.
Eric
Timber Timbre / Timber Timbre – 2 TIM :
Disque très agréable, folk-bluesy, avec une voix puissante. L’apparition de l’orgue de temps à autre est géniale, on attend toujours son intervention avec impatience ! Un défaut : lassant sur la longueur.
Ralph
Une musique soul très guitare et percussions. Je n’ai guère apprécié son ambiance et son caractère (malgré la critique de Télérama sur le CD positive). Jouant sur des effets sonores de contraste et de distanciation réussis ; avec voix et cris inaudibles et intraduisibles (absence des textes dans le livret). Une mélodie de genre inchoative, ennuyeuse et irritante. Même en jouant avec des bruits d’animaux de la jungle ou plus familier. L’ensemble reste chaotique et disharmonieux. N’en déplaise aux amateurs, car je n’ai pas ici le timbre voulu.
Christian
Un Canadien nommé Taylor Kirk officie derrière cet album pour offrir un registre musical blues-folk aux arrangements minimaux mais au timbre envoûtant. L'artiste est partout: textes, voix, guitare, corde, synthés... Il ne reste plus qu'à l'ancrer dans toutes les oreilles !!!
Maud



